Far breton recette : facile, moelleux, aux pruneaux

Gastronomie

Le far breton, c’est l’un des desserts les plus simples et les plus généreux de la cuisine bretonne — une pâte proche du flan, des pruneaux fondants, un parfum de vanille ou de rhum, et une texture qui fait l’unanimité à table. En moins de 15 minutes de préparation, vous obtenez un gâteau à la fois rustique et élégant, qui se prépare la veille sans souci.

Voici ce que vous trouverez dans cet article :

  • la recette complète avec les quantités exactes
  • les deux méthodes de cuisson fiables selon votre four
  • l’astuce clé pour que les pruneaux ne tombent pas au fond
  • les variantes faciles (sans pruneaux, autres fruits)
  • nos conseils anti-ratage pour un far toujours moelleux

Plongeons dans la recette.


Far breton recette : le dessert breton traditionnel

Le far breton est une spécialité emblématique de Bretagne, à mi-chemin entre le flan et le clafoutis. Son nom vient du latin far, qui désigne une farine cuite — une référence directe à ses origines paysannes. À la base, il s’agissait d’une bouillie de blé noir cuite à l’eau ou au lait. Avec le temps, la recette s’est affinée pour donner ce grand classique sucré que nous connaissons aujourd’hui.

Sa texture est dense, légèrement tremblante, avec une croûte dorée en surface et un cœur fondant. Les pruneaux, bien que parfois absents dans les versions nature, apportent une douceur fruitée et un moelleux incomparable. C’est un dessert végétarien, bon marché, nourrissant, et apprécié autant par les enfants que les adultes.


Ingrédients et quantités (aux pruneaux ou nature)

Voici les ingrédients pour un far breton pour 6 à 8 personnes, dans un moule de taille standard (environ 30 x 20 cm) :

Ingrédient Quantité
Farine 200 à 250 g
Sucre 150 à 175 g
Sucre vanillé 2 sachets
Œufs 4
Lait entier 75 cl à 1 litre
Beurre (pour le moule) 20 g minimum
Pruneaux dénoyautés 20 pruneaux ou 150 g
Sel 1 pincée
Rhum (optionnel) environ 10 cl

Quelques précisions utiles : le lait entier donne un meilleur résultat qu’un lait écrémé, pour une texture plus riche et plus ronde en bouche. Le rhum est totalement optionnel — un far nature à la vanille est tout aussi délicieux. Si vous souhaitez une version encore plus moelleuse, certains remplacent 50 g de farine par de la Maïzena.


Ustensiles et choix du moule (terre, verre, métal)

Pas besoin d’équipement sophistiqué pour réussir un far breton. Il vous faut :

  • 1 saladier pour préparer la pâte
  • 1 fouet ou un mixeur plongeant
  • 1 balance de cuisine pour les quantités
  • 1 four
  • 1 moule bien beurré

Le choix du moule a son importance. Le moule en terre cuite est le plus traditionnel et le plus recommandé : il retient la chaleur de façon homogène et donne une belle coloration dorée. Un moule en verre (type plat à gratin) fonctionne très bien aussi et permet de surveiller la cuisson par le dessous. Le moule en métal chauffe plus vite, ce qui peut accélérer la coloration en surface — surveillez davantage dans ce cas.

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Dans tous les cas, beurrez généreusement le fond et les bords du moule avant de verser la pâte.


Préparation des pruneaux (trempage, rhum, astuce anti-pruneaux au fond)

Si vous utilisez des pruneaux, deux approches s’offrent à vous.

Option simple : ajoutez les pruneaux directement dans le plat après avoir versé la pâte. Rapide, efficace.

Option parfumée : faites macérer les pruneaux dans du thé (un thé à la bergamote, par exemple) ou dans du rhum pendant 30 minutes à 1 heure. Les pruneaux absorbent les arômes, deviennent plus moelleux, et parfument subtilement le far. Pensez à bien les égoutter avant de les incorporer.

L’astuce anti-ratage la plus importante : roulez les pruneaux dans un peu de farine avant de les poser dans la pâte. Ce geste simple empêche les pruneaux de couler au fond du moule pendant la cuisson. Vous obtenez une répartition bien uniforme des fruits — visuellement beaucoup plus agréable au service.


Préparer la pâte à far breton (sans grumeaux)

La pâte à far est proche d’une pâte à flan ou à crêpes épaisses. Elle doit être lisse, fluide et homogène.

Voici la méthode en quelques étapes :

  1. Versez la farine et la pincée de sel dans un saladier.
  2. Creusez un puits, ajoutez les œufs entiers un à un.
  3. Mélangez depuis le centre en incorporant progressivement la farine.
  4. Ajoutez le sucre et le sucre vanillé.
  5. Versez le lait en filet, tout en continuant à fouetter.
  6. Ajoutez le rhum si souhaité.
  7. Fouettez jusqu’à obtenir une pâte parfaitement lisse.

Si des grumeaux apparaissent, pas de panique : passez un coup de mixeur plongeant pendant 30 secondes. La pâte doit avoir une consistance nappante, légèrement plus épaisse qu’une pâte à crêpes.


Repos de la pâte : utile ou optionnel ?

Laisser reposer la pâte à far n’est pas obligatoire, mais c’est une étape qui fait la différence. En laissant la pâte reposer 1 heure au réfrigérateur, la farine s’hydrate mieux, les arômes se développent, et la texture finale est légèrement plus fondante.

Si vous êtes pressés, enfournez directement — le résultat restera très bon. Si vous préparez le far à l’avance (idéal pour le lendemain), préparez la pâte en soirée et laissez-la reposer toute la nuit. Pensez à bien fouetter à nouveau avant de la verser dans le moule.


Cuisson du far breton : températures et deux méthodes fiables

C’est ici que tout se joue. Deux méthodes ont fait leurs preuves.

Méthode A — douce et infaillible :

  • Préchauffez le four à 200°C (chaleur tournante ou conventionnelle).
  • Enfournez et cuisez 30 minutes.
  • Éteignez le four et laissez le far encore 30 minutes à l’intérieur, sans ouvrir la porte.
  • Résultat : une cuisson progressive qui évite les chocs thermiques, un cœur parfaitement pris.

Méthode B — croûte bien dorée :

  • Démarrez à 270°C (thermostat 9) pendant 10 minutes.
  • Baissez à 210°C (thermostat 7) et poursuivez 35 minutes.
  • Total : environ 45 minutes de cuisson.
  • Résultat : une belle caramélisation en surface, un intérieur fondant.
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La méthode A est idéale si vous débutez ou si votre four chauffe fort. La méthode B donne une finition plus dorée, plus caramélisée — proche du far que l’on trouve chez les boulangers bretons.


Comment savoir si le far breton est cuit (texture, coloration, test)

Un far breton bien cuit présente une surface dorée à brun clair, légèrement bombée. En secouant doucement le moule, le centre doit être tremblotant mais pas liquide — comme un flan légèrement pris.

Pour vérifier, plantez la pointe d’un couteau au centre : elle doit ressortir propre ou légèrement humide, sans trace de pâte crue. Une lame très propre indique parfois une légère surcuisson — le far sera un peu plus sec.

La coloration varie selon le moule et le four. En terre cuite, attendez une teinte ambrée. En métal, surveillez dès 25 minutes pour éviter que la surface ne noircisse.


Dégustation, démoulage et conservation (froid, congélation)

Le far breton se mange tiède ou froid — la version froide est souvent préférée car la texture se raffermit légèrement et les saveurs se concentrent. Laissez-le refroidir à température ambiante, puis placez-le au réfrigérateur pendant au moins 1 heure avant de servir.

Si vous avez utilisé un moule en terre, servez directement dans le plat — c’est bien plus authentique. Pour un moule en verre ou en métal, vous pouvez démouler après refroidissement complet en passant délicatement un couteau sur les bords.

Conservation : le far se garde très bien 2 à 3 jours au réfrigérateur, couvert d’un film alimentaire. Il supporte également la congélation : découpez-le en portions, enveloppez chaque morceau dans du film, et congelez jusqu’à 2 mois. Décongelez à température ambiante la veille.


Variantes faciles : far breton sans pruneaux et autres fruits

Le far nature — sans aucun fruit — est une alternative toute aussi authentique. Il révèle pleinement le parfum de la vanille et la douceur du lait. C’est la version idéale pour les enfants ou pour accompagner un coulis de caramel maison.

Pour varier les plaisirs, vous pouvez remplacer les pruneaux par :

  • des raisins secs (gonflés dans du rhum ou du thé)
  • des pommes en morceaux (far aux pommes, très moelleux)
  • des cerises dénoyautées (version estivale, proche du clafoutis)
  • des mirabelles ou des prunes en saison
  • des fraises pour une version printanière plus légère

L’alcool aussi peut varier : le calvados se marie parfaitement avec les pommes, l’armagnac avec les pruneaux. Certains préfèrent réduire la quantité à 5 cl pour un parfum plus discret.


Astuces anti-ratage pour un far breton moelleux (et FAQ rapide)

Quelques gestes simples qui changent tout :

  • Pas de grumeaux : incorporez le lait progressivement et fouettez bien entre chaque ajout.
  • Pruneaux bien répartis : farinez-les systématiquement avant de les déposer.
  • Pas de porte ouverte : si vous suivez la méthode A, résistez à l’envie de vérifier — la chaleur résiduelle est indispensable.
  • Moule bien beurré : fond et bords, sans oublier les coins.
  • Lait entier de préférence : pour une texture plus riche et fondante.

FAQ rapide :

Peut-on faire le far breton la veille ? Oui, c’est même conseillé — la texture est meilleure après une nuit au frais.

Mon far est liquide au centre, que faire ? Remettez-le au four 10 minutes à 180°C et vérifiez à nouveau.

Peut-on faire un far sans gluten ? Oui, en remplaçant la farine de blé par de la farine de riz ou un mélange sans gluten. La texture sera légèrement différente mais très agréable.

Le far breton doit-il gonfler ? Légèrement, oui — il retombera à la sortie du four. C’est normal et souhaitable.

Écrit par

Emma et Gabriel

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